NoviThea Lab
La recherche rencontre les conditions dans lesquelles elle doit tenir.
Certaines questions se tranchent par la recherche et l’analyse. D’autres ne se règlent pas tant qu’une idée n’a pas rencontré les personnes, les institutions, les contraintes et les conditions ordinaires avec lesquelles elle est censée fonctionner.
Le Lab est l’endroit où NoviThea organise délibérément cette rencontre.
Une idée peut traverser une réunion, un rapport ou une présentation sans jamais avoir été éprouvée. Ce qui compte, c’est ce qui se produit quand les hypothèses rencontrent la pratique : si les gens s’en servent comme prévu, si une institution peut la faire vivre, si les coûts tiennent, si les conditions autour la soutiennent, et si l’idée de départ était juste.
Parfois les résultats renforcent une idée. Parfois ils la modifient. Parfois ils disent d’arrêter.
Ce n’est pas un échec du processus. C’est ce à quoi sert l’expérimentation.
Comprendre les conditions avant de concevoir la réponse
Nous commençons par examiner le défi lui-même : qui le vit, ce qui se fait déjà, ce qui a échoué auparavant, ce que les gens savent par expérience, et les contraintes avec lesquelles toute réponse devra composer.
Ces contraintes peuvent tenir aux infrastructures, au coût, aux compétences, aux incitations, à la confiance, à la réglementation, à l’accessibilité, à la maintenance, au renouvellement des équipes, à la capacité institutionnelle, ou à quelque chose de propre au terrain.
L’essentiel est de ne pas arriver avec une réponse toute faite et de chercher ensuite où la poser. Ce sont les conditions qui indiquent ce qui vaut la peine d’être testé.
Les personnes concernées modifient le travail, pas seulement sa version finale
Celles et ceux qui utiliseraient une idée, l’entretiendraient, la gouverneraient ou vivraient avec font partie de ce qui permet de juger si elle tient debout. Leur participation n’est pas une consultation de fin de parcours.
Ce qu’ils savent peut mettre au jour des hypothèses, déplacer la question, changer la conception, ou montrer que la réponse envisagée ne correspond pas à la réalité visée.
Un test utile ne demande donc pas seulement si l’idée plaît. Il demande ce que les gens en font réellement, ce qui les empêche de s’en servir, ce qu’ils modifient d’eux-mêmes, et ce qui devrait rester vrai pour que cela fonctionne dans la durée.
Tester tant qu’il est encore possible de changer de cap
Prototypes, pilotes et expérimentations à petite échelle permettent d’apprendre avant qu’un engagement important ne rende le changement difficile ou coûteux.
La taille du test doit correspondre à la question posée. Un petit pilote ne peut pas prouver que quelque chose fonctionnera partout, et le mener à bien ne donne aucun droit acquis au passage à l’échelle.
Le passage à l’échelle est une décision distincte. Il demande des preuves que l’approche garde son sens dans d’autres conditions, avec davantage de personnes, un coût plus élevé, plus de responsabilité et moins de contrôle direct de l’équipe d’origine.
La technologie doit justifier sa place
Rien ne devient plus utile du seul fait qu’on peut le numériser, l’automatiser ou le rendre intelligent.
Nous employons la technologie là où elle améliore ce que les gens peuvent réellement faire, ou rend possible ce qui serait autrement difficile à obtenir.
Ce jugement ne se limite pas à la performance technique. L’accès, le coût, la maintenance, la confidentialité, la sécurité, l’accessibilité, la responsabilité et le contrôle humain pèsent tous sur la question de savoir si une technologie mérite d’être utilisée.
Parfois, la bonne décision est de construire moins. Parfois, de ne pas construire du tout.
De bons résultats peuvent dire de continuer, de changer ou d’arrêter
Un projet du Lab n’a pas besoin d’aboutir à un produit pour avoir réussi. Le résultat peut être une méthode plus solide, une intervention différente, un changement de pratique, un service, un processus, un produit, ou la démonstration que l’idée initiale ne doit pas continuer.
S’arrêter peut être un résultat précieux quand cela arrive assez tôt. Cela évite que des hypothèses fragiles ne deviennent des programmes coûteux, des produits dont personne ne veut, ou des pratiques qui perdurent simplement parce qu’on y a déjà trop investi.
Une expérimentation ne devient pas forcément un produit. Et elle ne le doit pas.
Le Lab peut suivre des questions au-delà des limites d’une commande
Le travail sur commande de NoviThea répond à des besoins définis par des partenaires, des clients et des collaborateurs.
Le Lab nous laisse la place de poursuivre les questions qui surgissent de ce travail mais demandent plus d’investigation, ainsi que celles qui comptent avant même qu’un cahier des charges ait été écrit ou qu’un financement ait été engagé.
La recherche de terrain peut faire apparaître quelque chose qui mérite d’être testé. Le travail du Lab peut, à son tour, modifier les méthodes, les hypothèses et les questions que nous emportons dans les projets suivants. Les deux se nourrissent sans se confondre.
Découvrir Innovation et transformationLe produit n’est qu’une issue possible
Certains travaux finissent par atteindre un point où le résultat utile doit rester entre les mains des gens une fois la recherche ou l’expérimentation terminée. C’est là qu’un produit peut avoir du sens.
Mais le produit n’est pas la destination du Lab. La question est de savoir si quelque chose d’utile a été appris, si les résultats justifient de continuer, et quelle forme doit prendre l’étape suivante.
Cette forme est parfois un produit. Parfois une méthode, une autre façon de travailler, une décision, ou simplement le fait de savoir qu’une idée ne doit pas aller plus loin.
Comment nous construisons des produits
